Après un bac scientifique et trois heures passées en Maths Sup Bio, l'envie de comprendre le Monde tel qu'il tourne m'a fait m'inscrire en faculté de philosophie où malgré un 13 sur 20 à un devoir sur Les jugements synthétiques a priori de Kant (note dont je suis très fier), j'ai succombé au Spleen dont parle si bien Baudelaire dans le poème du même nom.

Gorgé d'ennui, je me suis souvenu de mes deux années passées au conservatoire d'Orléans à étudier le théâtre avec Nicole Mérouze et Jean Périmony. Accroché à ce souvenir comme un naufragé à sa bouée, je me suis inscrit au cours du Théâtre de l'Odéon à Marseille, où j'avais atterri au gré de mes pérégrinations.

La sensation de ressusciter, de naitre au monde une seconde fois ne m'a pas laissé d'autres choix que celui de devenir acteur.

J'ai rejoint la capitale et retrouvé l'enseignement de ma très chère Nicole Mérouze, femme ô combien généreuse avant d'intégrer, grâce aux conseils avisés de Jacqueline Jabbour, la Classe Supérieure d'Art Dramatique de la Ville de Paris dirigée par Jean Darnel.

C'est lui qui m'a envoyé passer une audition pour La maison de la nuit de Thierry Maulnier et m'a permis de jouer mon premier rôle dans une mise en scène de Marcelle Tassencourt. J'ai eu le profond bonheur de monter sur ce plateau magnifique du théâtre Montansier à Versailles et le jour de la première, de ressentir la sensation de bien-être qu'un poisson a dans l'eau (paraît-il) !

Fort de la certitude que ce métier ne pouvait qu'être celui où j'allais m'épanouir et la vie étant souvent bien faite, j'ai eu la chance de rencontrer Patrice Kerbrat. Non seulement il m'a confié le très beau rôle de Paul dans Grande Ecole de Jean-Marie Besset et celui de Brick dans Une chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams mais il a aussi mis en scène deux pièces de Andrew Payne, Synopsis et Squash et En Réunion.


 

Andrew Payne que j'ai croisé sur mon chemin avec le même soulagement et la même reconnaissance que le petit Poucet, ses cailloux. Il m'a fait l'honneur de me confier les adaptations de ses pièces mais surtout il me donne, à chaque nouvelle oeuvre, matière à réflexion et aussi, parce c'est un portraitiste hors-pair comme l'écrit si bien la critique, à incarnation.


 

Son dernier Opus, La femme de ma vie, a été mis en scène par Gilles Bannier. C'est là aussi une chance d'avoir rencontrer cet homme de talent.

Ce qu'ils ont écrit

Gilles Bannier

Au cirque, il serait un funambule sans filet, sur un plateau il est un acteur hors normes qui repousse les limites de la scène.

Jacques Lassalle

Par sa taille, sa façon de bouger, Robert Plagnol fait songer à un acteur américain.

Dominique Besnehard

En une scène dans 10%, il fait l'unanimité.

Colette Brosset

Ce que j'aime en lui, c'est cette volonté de chercher et je pense qu'il cherchera toute sa vie, ce qui est le propre d'un vrai comédien.

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